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Enquête Muscardin

En quête de noisettes aux contours nets !


Qui ?

Le Muscardin

Muscardinus avellanarius est l’une des trois espèces de gliridés présente en Franche-Comté. En bons gliridés qu’ils sont, le Lérot (Eliomys quercinus), le Loir gris (Glis glis) et le Muscardin ont en commun des mœurs nocturnes, une affinité pour les milieux forestiers et la capacité d’hiberner pour passer la mauvaise saison. Ces trois espèces sont probablement répandues en Franche-Comté mais les observations contenues dans la base de données révèlent d’importantes lacunes.

 

 

Pour ne rien arranger, le Muscardin est le plus petit des trois et il ne fréquente pas nos habitations! Il a besoin d’une végétation buissonnante et bien structurée et affectionne donc les broussailles, les sous-bois, les taillis denses, les haies et les lisières forestières.

 
Vue bien bouchée sur les draps de ronces et de clématites typiques de l’habitat du Muscardin © Simon-Pierre Babski
 

Quoi ?

A chacun sa noisette !

Bon Je vous l’accorde, les chances de croiser les petits yeux noirs à la fois globuleux et vitreux du Muscardin sont limitées. Par contre, rechercher et trouver les restes de ses repas sont deux choses tout à fait agréables et envisageables !

Comme nous, de nombreuses petites bêtes aiment grignoter les noisettes. Sans outil à porter de pattes, ouvrir une noisette reste compliqué. Du coup, chacun à développé sa méthode et chaque méthode laisse sa trace sur la noisette ! Si l’on résume la situation, à chaque noisette rongée son espèce !

Le Muscardin ne s’appelle pas « Rat d’or » pour rien ; en plus de son pelage tout feu tout flamme et de son agilité pour grimper dans les buissons, il grignote ses noisettes avec une telle élégance que les bords du trou sont totalement lisses ; classe non ! Des petites traces dents obliques ou parallèles par rapport au trou sont souvent visibles sur la partie externe de la noisette. Il convient cependant d’être prudent et rigoureux car de nombreux risques de confusions existent, notamment avec les noisettes de mulots, de campagnols et d’écureuils (voir le schéma ci-dessous) !

 
Tête à tête avec le Muscardin © Christophe Mauvais
Schéma récapitulant les critères à considérer pour l’analyse de noisettes rongées © LPO Franche-Comté
(photos © Simon-Pierre Babski)


Où ?

Qui dit noisettes dit noisetiers !

Non seulement les noisettes du Rat d’or sont élégantes mais en plus il les consomme sur place (il ne fait pas de réserve). Ce détail a son importance car trouver des noisetiers permet souvent de découvrir la présence du Muscardin ! En résumé, notre recherche se passe aux pieds des noisetiers productifs qui poussent au niveau des bois de feuillus et de leurs lisières, dans les taillis, les haies, les broussailles, les ronciers ; les habitats du Muscardin quoi.

Quand ?

Quand vous voulez !

La biodégradation des noisettes étant lente dans la nature, on peut retrouver des noisettes rongées toute l’année ; encore un élément qui plaide en notre faveur ! La période la plus propice reste la fin d’été-début d’automne lorsque les noisettes fraîchement grignotées sont encore au-dessus de la litière.

Comment ?

Pour participer, ramassez les noisettes rongées par le Muscardin et envoyez-les nous par courrier en pensant à toujours bien noter ces informations : *Vos coordonnées (Nom, Prénom, adresses mail et/postale), *Date et *Lieu précis de collecte, *Nombre de noisettes rongées collectées, *Espèce présumée, *Habitat de collecte (haie, bois, buissons, etc.)
 
Si vous ne pouvez pas nous faire parvenir vos lots de noisettes, transmettez-nous votre observation accompagnée de photos en gros plan.
 
Les données peuvent être saisies directement dans Obsnatu la base en indiquant dans le champ Remarque les mêmes informations (*Nombre de noisettes rongées, *Habitat). Pensez également à saisir vos données d’absence de Muscardin (en notant « 0 » dans le nombre d’individus) suite à vos recherche dans des habitats propices (= végétation buissonnante +  noisettes disponibles + aucune noisette de Muscardin trouvée après au moins 15 minutes de recherche).
 
 

Ce que l'on connaît déjà et ce que l'on veut savoir

En Franche-Comté le Muscardin semble omniprésent ; toutefois quand on regarde de plus près sa carte de répartition, on s’aperçoit que de nombreuses mailles 10x10 km et communes franc-comtoises restent sans observation de l’espèce. Alors réelle absence ou manque de donnée ???? Rechercher des noisettes nous permettra de lever ce doute ! Pour vous aider, n'hésitez pas à consulter la liste des communes sans donnée de Mucsardin ;)

 

Carte de répartition du Muscardin en  Franche-Comté entre 1989 et 2017 (Source des données : Obsnatu la base) © LPO Franche-Comté