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Maladies chez les amphibiens : que faire ?

Contexte

Les maladies infectieuses des amphibiens figurent parmi les principales causes du déclin mondial actuel des amphibiens. La Bourgogne-Franche-Comté n’est pas épargnée ; la présence de Ranavirus est connue dans le département du Jura à Moirans-en-Montagne. Outre les infections virales, depuis l’étude épidémiologique nationale de 2011, nous savons que nos populations portent également le champignon pathogène Bd, Batrachochytrium dendrobatidis. Comme pour les Ranavirus, pour le moment, aucun phénomène de mortalité massive n'a été associé à ces pathogènes en Franche-Comté. Un programme Européen de recherche du "champignon dévoreur de salamandres", Bsal Batrachochytrium salamandrivorans est actuellement conduit. Pour ne donner qu'un chiffre, aux Pays-Bas, 96 % des populations de Salamandre tachetée ont été décimées par la Chytridiomycose via Bsal entre 2010 et 2013 (source : université de Gent, 2017). Les résultats des prélèvements pour la Bourgogne-Franche-Comté  vont bientôt tomber, donnant ainsi des premiers éléments quant à la présence de ce champignon sur notre territoire.

Par l'ensemble de nos activités en zones humides, nous sommes toutes et tous des vecteurs potentiels des agents pathogènes des amphibiens. Comparativement aux « vecteurs naturels » (amphibiens, oiseaux d’eau, etc.) nous pouvons disperser les agents pathogènes sur de bien plus longues distances (commerce international d’animaux vivants, déplacements consécutifs à des chantiers en zones humides, etc.) et en grandes quantités (déplacements de matériaux d’extraction à partir des masses d’eau).

 

Voici une synthèse des connaissances de base à avoir pour comprendre et lutter contre les maladies émergentes des amphibiens dans la nature : ici

Vous y trouverez l'ensemble des références bibliographiques et webographiques consultées.

 

Actions

La surveillance et la remontée d’informations sont les premières mesures de prévention à appliquer. S’en suit le déploiement de mesures simples de nettoyage voire de désinfection de l'ensemble de son matériel de travail.

 

Alors que faire lors de nos interventions en zones humides ?

1)      Vigilance et alerte : ce livret photo est là pour donner un aperçu des différents signes d’alerte que l’on peut rencontrer dans la nature et qui doivent nous inciter à la plus grande vigilance vis-à-vis des maladies émergentes des amphibiens. Le protocole de vigilance et de transmission des observations est rappelé.

Lien vers le "Livret Photographique : principaux signes d'alerte chez les amphibiens malades" pour la Franche-Comté : ici

Version France (transmission des données via Faune France) : ici

 

http://files.biolovision.net/franche-comte.lpo.fr/userfiles/images/Crapaudrythme.jpg http://files.biolovision.net/franche-comte.lpo.fr/userfiles/images/Grenouillehmorragie.jpg http://files.biolovision.net/franche-comte.lpo.fr/userfiles/images/Ulcrescutanssalamandre.jpg http://files.biolovision.net/franche-comte.lpo.fr/userfiles/images/Pontesanormalesdtailsbis.jpg
Erythèmes cutanés Hémorragies cutanées Ulcères cutanés

Pontes anoramalement blanches

 

 

2)      Protocole d’hygiène : que vous posiez vos bottes en zones humides, trempiez vos waders dans un étang, mettiez un coup de bêche, un coup de godet pour curer une mare, etc. vous pouvez disséminer des agents pathogènes ! Pour lutter efficacement contre la dissémination des agents pathogènes des amphibiens dans la nature, une seule solution : des règles d'hygiène rigoureuses à inclure en routine dans nos différentes interventions !

Le protocole d'hygiène  pour lutter contre la dissémination des pathogènes des amphibiens dans la nature est téléchargeable ici.

Notre document est le fruit de l'adaptation des protocoles sanitaires reconnus en France (téléchargeable ici) et en Europe et d'échanges avec des chercheurs Français, Hollandais, Belges, etc. référents sur la problématique.

Lien vers le protocole d'hygiène, version France : ici

 

Quelques précisions par rapport à ce document :

-définition d'un "site" : point d’eau stagnant  ou cours d’eau qui n’est pas directement connecté à d’autres zones d’eau au sein d’une surface donnée. Dans un site on considère que les animaux sont déjà en contact étroit les uns avec les autres.

-éviter au maximum de pénétrer dans les milieux aquatiques : intervention depuis les berges à privilégier, véhicules stationnés sur chemins carrossables ;

-de manière systématique, nettoyer à l’eau en brossant son matériel pour enlever tous les résidus (boue, végétaux, etc.) :

            *au cours d'une même soirée avant de passer à un site aquatique suivant ;

            *après une intervention en zones humides au retour à votre domicile ;

-la désinfection par vaporisation du matériel avec une solution de Virkon diluée à 1% n’intervient que :

            *si vous jugez que des obstacles physiques infranchissables par les amphibiens (type grosse route, boisement, etc.) séparent deux de vos points d'eau lors d'une même intervention en zones humides. Ou encore lorsque sur un point d'eau vous suspectez des signes cliniques témoignant d'une infection. Désinfectez alors votre matériel après nettoyage avant de passer au point d'eau suivant.

            *si au cours d'une même soirée de terrain vous changez de bassins versants ou parcourez plus d'une dizaine de kilomètres entre deux points d'eau.

 

3) On connaît, on en parle, on révise nos pratiques !

Vous souhaitez vous former, former votre réseau à cette problématique ?

La LPO Franche-Comté organise des formations pour améliorer la connaissance et la prise en compte de cette problématique dans chacune de nos interventions en zones humides et auprès de tous les publics (naturalistes bénévoles et professionnels, gestionnaires de la nature, police de l'environnement, ranaculteurs, pêcheurs, etc.).

N'hésitez pas à télécharger le diaporama : "Formation des opérateurs de terrain en zones humides et déploiement des bonnes pratiques vis-à-vis des maladies émergentes des amphibiens" ici et à nous contacter pour obtenir d'avantage d'informations !

 

Contacts :

LPO Franche-Comté, standard : 03 81 50 43 10, email : franche-comte@lpo.fr
Alix Michon, ligne directe :  03 81 50 59 53, port : 06 58 52 62 99

 


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