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Hirondelles

Migration et hirondelles dans le ciel de Franche-Comté

Au menu :
- La migration, c'est quoi ?
- La migration en Franche-Comté
- Tout sur les quatre espèces d'hirondelles
- La protection des hirondelles
- Le guide pédagogique pour les écoles
- Des liens "Migration et hirondelles"


Hirondelles, comment les protéger

Comme chaque année, de nombreux appels signalent à la LPO Franche-Comté (Ligue pour la Protection des Oiseaux de Franche-Comté) des destructions illégales de nids d’hirondelles et de martinets. La protection de ces oiseaux a pourtant été confirmée par un arrêté datant du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection.

En effet, si nous sommes nombreux à guetter le retour de migration des hirondelles et des martinets, pour certains, ces oiseaux constituent une gêne, en raison des salissures que leurs déjections peuvent laisser sur les façades des maisons, des immeubles, dans les dépendances ou les étables où ils viennent nicher. Pour régler le problème, ils détruisent alors leurs nids !
D’autres encore subissent le même sort au cours de travaux d’entretien d’immeubles (ravalement de façade, réfection de toiture, etc.) ou de réhabilitation de quartiers, réalisés par des promoteurs, des syndicats de propriétaires, etc.

http://files.biolovision.net/franche-comte.lpo.fr/userfiles/proteger/Protectionespces/HirondelledefentreLouisEloy-LPO.jpg
© Hirondelle de Fenêtre, Louis Eloy

 

Rappel de législation

Les hirondelles sont en France, des espèces protégées par la loi du 10 juillet 1976 sur la protection de la nature (code rural) et par l'arrêté du 17 avril 1981 , fixant la liste des oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire. L'article premier précise que sur tout le territoire national et en tout temps :
- sont interdits, la destruction ou l'enlèvement des œufs et des nids,
- sont interdits, la destruction, la mutilation, la capture ou l'enlèvement, la naturalisation des poussins ou adultes
- sont interdits (vivants ou morts) le transport, le colportage, la détention, la mise en vente, la vente ou l'achat.
Tout responsable d'une infraction s'expose à une amende pouvant aller jusqu'à 9146,94 euros et/ou une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 6 mois.

Aujourd’hui, la sauvegarde de ces oiseaux s’avère d’autant plus indispensable qu’ils connaissent un déclin alarmant en France. En cause : les conséquences des traitements employés par l’agriculture intensive, qui sont responsables d’une mortalité importante, notamment chez les jeunes au nid, la profonde altération des habitats et la destruction des nids. Ainsi, entre 1989 et 2007, les effectifs d’hirondelles rustiques et de fenêtre ont chuté, chacun, de près de 40 %.
Pourtant, des solutions existent pour faciliter une cohabitation harmonieuse de l’homme avec ces oiseaux.

 

Des planchettes anti – salissures

Il suffit de placer une planchette de 20 à 25 cm de largeur, sous le nid, au minimum à 40 cm au-dessous (sans déranger celui-ci) de telle sorte que les déjections soient récupérées automatiquement. Dans le mur de la façade, on visse des crampons auxquels on fixera une planchette au moyen d'œilletons métalliques. Ce système se place dès que les couples d'hirondelles ont pris possession d'un ancien nid. Pas avant, sinon on risque de voir les oiseaux construire un nouveau nid... en dessous de la planchette, ce qui nous ramène à la case de départ.
Le démontage s'effectue dès que les hirondelles ont entamé leur migration. Si la maison est très haute, on peut laisser les planchettes d'une année sur l'autre. La pluie et le vent se chargeront de les nettoyer.
Attention, les planchettes peuvent représenter pour les hirondelles un risque si elles facilitent l'accès aux nids par certains prédateurs, mammifères ou ailés, donc attention de bien les placer au minimum à 40cm en dessous de la base des nids.

Pour la rénovation des bâtiments, il est préférable d’entreprendre les travaux de septembre à mars, en dehors de la saison de nidification qui s’étend d’avril à fin août.

http://files.biolovision.net/franche-comte.lpo.fr/userfiles/proteger/Protectionespces/Planchetteanti-crotteFranckHidvegi.jpg
© Franck Hidvegi

 

Quoi faire en cas de destruction de nids? A qui le signaler?

Malgré toutes ces précautions, si vous êtes témoin d’atteintes portées à ces oiseaux, vous pouvez agir directement :
► Dans un premier temps, vous pouvez intervenir auprès des personnes responsables en tentant de les sensibiliser à la sauvegarde des nids en informant en parallèle la LPO de vos démarches.
►Si ces personnes ne se montrent pas coopératives ou s’il y a urgence, vous pouvez alerter le service départemental de l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage), organisme chargé de la police de l’environnement notamment des espèces protégées.
 
La protection de ces fragiles oiseaux migrateurs participe d’une action citoyenne. Il appartient donc à chacun de nous, sur la base d’une démarche simple et concrète, d’être vigilant et de veiller à la sauvegarde de ces ambassadeurs du printemps.
 

Contact : Pascal Philip (pascal.philip@lpo.fr)

 

Protection de l'Hirondelle de rivage dans le Haut-Doubs

L’hirondelle de rivage est la plus petite des hirondelles européennes. L’adulte présente un plumage brun uni sur le dessus et blanc dessous avec bande pectorale brune. Sa queue est courte et légèrement fourchue. En période de reproduction, l’hirondelle de rivage fréquente principalement des territoires riverains des lacs et des cours d’eau où des berges de sable verticales sont disponibles pour la nidification.


© Jean-Philippe Paul

L’espèce s’installe également dans des milieux artificiels telles que les exploitations de granulats. A l’échelle européenne, la population d’hirondelle de rivage est en déclin. Au niveau national, la population nicheuse est fluctuante avec cependant une diminution des effectifs voire même la disparition de l’espèce dans certains départements de France.

L’hirondelle de rivage est inscrite sur la liste des espèces à surveiller en France. Les conditions météorologiques sur les sites d’hivernages comme en période de migration, la rectification des cours d’eau, l’enrochement des berges et la destruction des colonies établies dans les exploitations de granulats, en période de reproduction, sont les principaux facteurs de raréfaction de l’espèce.

 
En 1995, à la suite d’un recensement systématique des anciens sites de reproduction de l’espèce dans le Haut-Doubs, nous avons constaté qu’il ne subsistait qu’une seule colonie d’hirondelle de rivage dans ce secteur de Franche-Comté. Cette colonie était établie dans une exploitation de granulats alluvionnaires près de Pontarlier.
Face à la diminution des effectifs observée depuis plusieurs années et afin de pérenniser la présence de l’espèce dans cette partie du département, une démarche a été menée auprès des exploitants de granulats de la plaine de Pontarlier pour leur proposer la signature d’une convention visant à favoriser la reproduction de l’espèce au sein de leurs exploitations.
 
Remarque : Pour des raisons de sécurité et de responsabilité de l'exploitant, les carrières sont interdites d'accès au public. Il convient de respecter impérativement cette interdiction. Il est néanmoins possible d'observer les hirondelles depuis l'extérieur de l’exploitation.
 Colonie d'hirondelles de rivage © Frédéric Lonchampt

 

Les exploitants signataires de la convention se sont engagés à maintenir ou à aménager un site de nidification pour l'hirondelle de rivage du 15 avril au 15 septembre dans leurs exploitations. Aucune contrepartie financière n'a été proposée ni demandée par les exploitants. Pour sa part, la LPO Franche-Comté intervient comme conseiller auprès des exploitants pour toute question relative à l'objet de cette convention, effectue le suivi des colonies (dénombrement des couples), dresse un bilan annuel qu’elle transmet en fin d’année aux exploitants, et elle s’est engagée à mentionner le nom des entreprises et leur rôle dans la protection de l'hirondelle de rivage dans toute publication utilisant les données rassemblées.

Depuis quinze ans, des conventions visant à la protection des colonies d’Hirondelle de rivage ont été signées avec trois exploitants de carrières ou de sablières du Haut-Doubs : la première en 1996 avec la société SARL Paul Marguet pour les sites alluvionnaires de Dommartin et de Vuillecin, la deuxième en 1999 avec la société des Carrières de Chaffois pour l'exploitation de la carrière de Chaffois, puis la dernière en 2007 avec la commune de Sombacour et la société Sacer Paris Nord Est pour la carrière de Sombacour. En 2010, environ 92 couples d’Hirondelle de rivage se sont reproduits dans trois des quatre sites conventionnés des environs de Pontarlier, soit une augmentation de 124 % par rapport à 2009. Seul le site de Vuillecin dont l'extraction de granulat est terminée n’a pas été fréquenté par l’espèce. Ce résultat est modeste en comparaison des effectifs enregistrés entre 1997 et 2005 (plus de 400 couples par saison). Malgré tout, la saison de reproduction 2010 peut-être qualifiée de satisfaisante puisque le nombre de couples nicheurs recensés en 2010 met un terme à l'érosion des effectifs constatée depuis quatre ans (le nombre de couples d'Hirondelle de rivage était descendu de 495 en 2005 à 41 en 2009). D'autre part, il faut remonter à 2006 pour constater une reproduction simultanée de l'espèce sur trois sites différents.

© Didier Lavrut
Cette action ne cautionne en rien les exploitations de granulats dont la création est souvent préjudiciable aux milieux naturels et aux paysages.
Ces résultats démontrent néanmoins l'intérêt de notre démarche de sensibilisation auprès des exploitants de granulats autour de Pontarlier et sont la preuve qu'il est possible de concilier l'intérêt économique de la profession et la protection de l'environnement. Dans la perspective d'un réaménagement de la sablière de Vuillecin, nous réfléchissons à une proposition d’aménagement en faveur de l'espèce.

Contacts : Frédéric Lonchampt (f.lonchampt@ville-pontarlier.com) et Dominique Michelat (Dominique.Michelat@wanadoo.fr)


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